Il est tantôt ironique et cinglant, tantôt espiègle et narquois, tantôt bouffon et insolent comme Sheckley. Mais il peut être morbide et horrible à la manière de Matheson. Il a cette concision, ce contrôle de l’écriture qui font les grands nouvellistes. Il a le sens de l’improbable: sous sa plume, la réalité devient chaotique, tordue et planante comme chez Dick. Son œuvre résume le projet de *Galaxy* à la grande époque de cette revue. Pourtant, Damon Knight est l’aîné de Dick, de Matheson et de Sheckley. Né en 1922, il a débuté en 1941; fanéditeur, critique, essayiste, traducteur, anthologiste (voir le *Livre d’Or Orbit*), animateur d’ateliers d’écriture, il est le pionnier de la SF littéraire et le père fondateur de la Nouvelle Vague américaine. Son œuvre en est plus rare ; il s’en détache des pages de choc, bourrées d’agressivité, c’est-à-dire d’intensité, de suspense et de vie. Aux USA, l’auteur du *Pavé de l’enfer* est placé très haut.
SOMMAIRE :
1 – Préface de Daniel RICHE
2 – Attrapez ce martien ! (*Catch that Martian*, 1952)
3 – Le circuit de l’éternité (*Ticket to anywhere*, 1952)
4 – Babel II (*Babel II*, 1953)
5 – Anachron (*Anachron*, 1953)
6 – En scène ! (*You’re another !*, 1955)
7 – Ex tempore (*The Beach where time began*, 1956)
8 – L’ennemi (*The Enemy*, 1958)
9 – Eripmav (*Eripmav*, 1958)
10 – Une petite merveille (*Thing of Beauty*, 1958)
11 – Suite au prochain volume (*To be continued*, 1959)
12 – Masques (*Masks*, 1968)
13 – Ici, très bas (*Down there*, 1973)
14 – La ronde (*La ronde*, 1983)
15 – L’homme qui revenait (*The man who went back*, 1985)