Voyage au bout de la nuit* est un récit à la première personne dans lequel Bardamu raconte son expérience de la première guerre, du [colonialisme](http://fr.wikipedia.org/wiki/Colonialisme "Colonialisme") en Afrique et de l'Amérique de l'entre-deux guerres.
Bardamu a vu la [Grande Guerre](http://fr.wikipedia.org/wiki/Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale "Première Guerre mondiale") et l'ineptie meurtrière de ses supérieurs dans les tranchées. C'est la fin de son innocence. C'est le point de départ de sa descente sans retour. Ce long récit est une dénonciation des horreurs de la guerre mais aussi le point de départ du pessimisme qui traverse tout le récit.
Bardamu part ensuite pour l'[Afrique](http://fr.wikipedia.org/wiki/Afrique "Afrique") où le [colonialisme](http://fr.wikipedia.org/wiki/Colonialisme "Colonialisme") est le purgatoire des Européens sans destinée. Pour Bardamu, c'est même l'Enfer et il s'enfuit vers l'[Amérique](http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tats-Unis "États-Unis") de [Ford](http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Ford "Henry Ford"), du dieu Dollar et des bordels. Bardamu n'aime pas les États-Unis mais c'est peut-être le seul lieu où il fit la rencontre d'un être, Molly, qu'il aima jusqu'au bout de son voyage sans fond. Mais la vocation de Bardamu, ce n'est pas de travailler avec les machines des usines de [Détroit](http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9troit_%28Michigan%29 "Détroit (Michigan)"), mais de côtoyer la misère humaine, quotidienne et éternelle. Il retourne donc en France pour terminer ses études en médecine et devenir médecin des pauvres. Il devient alors médecin dans la banlieue parisienne et côtoie la misère humaine tout comme en Afrique ou dans les tranchées de la Première Guerre mondiale.